La perte de poids augmente la fertilité. Bibliographie


Certaines cliniques imposent une limite de poids au-delà de laquelle les femmes doivent maigrir pour entreprendre le traitement tant espéré.

À 23 kg de son rêve Julie Tremblay a toujours voulu des enfants. Elle a essayé pendant sept ans de tomber enceinte de façon naturelle, en vain. S'ensuivirent une série de traitements et trois inséminations artificielles.

Rien à faire, elle ne tombait pas enceinte.

thé aux champignons pour la perte de poids

EnJulie Tremblay et son conjoint ont rencontré leur médecin à la clinique Ovo pour planifier la suite des choses. On leur a alors annoncé que l'indice de masse corporelle IMC de Julie était trop élevé pour entreprendre un traitement de FIV et qu'il lui fallait perdre On n'a pas eu un beau rendez-vous avec notre médecin.

Oui, j'ai un surplus de poids, mais je ne souffre tout de même pas d'obésité morbide! Certaines femmes réussissent à atteindre la cible pondérale, poussées par leur désir d'avoir un enfant.

Pour certaines, la chirurgie bariatrique s'avère la solution. Julie Tremblay s'est mise à surveiller de près son alimentation et à faire de l'exercice une heure par soir.

gain de poids chez les nourrissons

Au bout de quatre mois, elle avait perdu 7 kg. Des femmes que Julie Tremblay a rencontrées par le la perte de poids augmente la fertilité de l'Association des couples infertiles du Québec lui ont parlé de cliniques moins rigides par rapport au poids. C'est ainsi qu'elle a abouti en novembre au Centre de fertilité de Montréal.

perte de poids après bbl

Julie, qui n'a aucun problème de santé coexistant, a passé une échographie qui a confirmé que le médecin pouvait avoir accès à ses ovaires en toute sécurité pendant la ponction d'ovules. En janvier, elle a reçu son premier transfert d'embryons. Et neuf mois plus tard, son fils Lyam est né, pétant de santé, au terme d'une grossesse sans complications et d'un accouchement tout ce qu'il y a de plus normal.

L’influence du poids sur la fertilité et les chances de grossesse

Au Canada, il n'existe pas de consensus médical à propos du poids et des traitements de FIV. La Société britannique de fertilité recommande depuis de différer les traitements de fertilité jusqu'à un IMC de Aux États-Unis, l'American Society of Reproductive Medicine s'apprête à publier de nouvelles instructions qui excluent l'imposition d'une limite, invitant plutôt les médecins à trouver un équilibre entre les bénéfices découlant de la perte de poids et le déclin de la fertilité avec l'âge.

Le surpoids diminue également la fertilité de l'homme. On leur conseille de s'asseoir en écartant les jambes et d'éviter les bains chauds. Plusieurs facteurs expliqueraient cette relation, dont les changements hormonaux associés à l'obésité, le style de vie et l'accumulation de toxines dans les la perte de poids augmente la fertilité graisseux.

On a fait plusieurs inséminations artificielles et un traitement de fécondation in vitro qui a fonctionné, mais qui s'est malheureusement soldé par une fausse couche. Après, j'ai ressenti le besoin de prendre une pause.

Infertilité et poids : faites pencher la balance en votre faveur

Lorsqu'on a été prêts pour une deuxième tentative, mon médecin de la clinique Ovo m'a informée que mon IMC était trop élevé, que je devais perdre du poids. Pourtant, mon poids n'avait pas changé depuis la première fécondation in vitro! On m'a expliqué que je pourrais avoir une grossesse à risque, ce que j'ai trouvé particulier parce que ma grossesse aurait été autant à risque si j'étais tombée enceinte après une insémination artificielle.

Pendant un an et demi, j'ai donc essayé de maigrir. J'avais beau faire du sport, faire attention à ce que je mangeais, ça ne fonctionnait pas très bien.

dr rx perte de poids boise

Mon IMC est descendu à Disons que ç'a été une période sombre! Après un passage dans une autre clinique, où on m'a recommandé de faire la chirurgie bariatrique ce que j'ai refusénous sommes finalement allés au Centre de fertilité de Montréal.

échantillon dessai de perte de poids

Jusqu'à maintenant, j'ai une super belle grossesse, pas de symptômes, pas de diabète de grossesse. Nous devions avoir recours à la fécondation in vitro parce que mon mari s'était fait diagnostiquer un problème de fertilité.

Je pesais alors 97 kg IMC de 35,2. J'avais plusieurs questions à propos de la procédure, mais la médecin m'a dit qu'il y avait une séance d'information prévue à cet effet et que je pourrais y assister une fois que j'aurais perdu du poids.

Regardons de plus près ce qu'il en est. Sur le plan statistique, les études ont montré que lorsque l'indice de masse corporelle est supérieur à 27, la femme a trois fois plus de chances d'avoir des problèmes d'ovulation et donc d'être infertile. Lorsqu'il s'agit d'un simple surpoids, c'est-à-dire avec un indice de masse corporelle entre 25 et 27, le risque devient très minime et n'est plus que de 1,2. Mais une diminution de la probabilité d'être enceinte reste une donnée statistique : de nombreuses femmes qui ont eu plusieurs enfants s'avèrent être obèses, et la plupart des femmes qui sont obèses ont été enceintes.

Après une consultation avec une nutritionniste et beaucoup d'efforts, en juilletje pesais 86 kg. Nous avons rencontré à nouveau cette médecin, qui a dit que je pouvais aller de l'avant avec les traitements de FIV.

J'ai donc pu aller à la réunion d'information, et au terme de celle-ci, j'ai préféré retarder le projet, prise de panique par la complexité et les risques associés à la procédure.

Votre poids affecte votre fertilité ?

En avril, j'ai changé de clinique pour retourner chez Fertilys, qui offrait maintenant la fécondation in vitro. Depuis, nous avons fait un premier cycle de FIV, sans succès. Nous avons donc été recommandés en clinique de fertilité, à Chicoutimi, où l'on m'a dit que j'avais un problème hormonal.

J'ai pris des hormones pendant deux ans.

Faut-il maigrir pour avoir un bébé ?

Finalement, au mois d'août, on m'a dit que je devais d'abord faire la chirurgie bariatrique, parce que j'avais un gros surpoids IMC de Comme il y a une entente entre la clinique de fertilité et l'hôpital, je serai opérée de façon prioritaire, soit au printemps. C'est très difficile moralement, parce que ça retarde encore notre projet d'enfant. Après la chirurgie, il me faudra attendre entre 18 et 24 mois avant de pouvoir faire la procédure de fécondation in vitro afin que mon poids se stabilise.

L'angoisse, c'est que le programme de procréation assistée soit coupé. Si c'est le cas, je devrai faire le deuil du projet d'avoir un enfant, étant donné que mon conjoint et moi gagnons le salaire minimum.

La plupart des femmes se considérant en surpoids ou en sous poids peuvent concevoir sans problème. Mais si votre IMC est en dessous de 19 ou au-dessus de 24, vous pourriez éprouver des difficultés à tomber enceinte.

C'est ce que je trouve le plus dur.